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Modifications proposées au texte de Présenté par le Membres Secrétariat en éthique de la recherche Mai 2008
Conformément à l’Énoncé de politique des trois Conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains (EPTC), les établissements sont tenus de mettre en place la structure et les procédures nécessaires pour assurer l’évaluation éthique de la recherche avec des êtres humains. Cela comprend l’établissement de processus d’évaluation éthique efficients et efficaces, assortis de procédures claires en ce qui a trait à la composition des comités, au déroulement des réunions, à la prise de décision et à la gouvernance. Les consultations publiques tenues en 2003 et 20041 ont fait ressortir un certain nombre de questions liées au fonctionnement des Comités d’éthique de la recherche (CÉR) considérées comme prioritaires par la collectivité de la recherche dans l’optique des modifications qui seront éventuellement apportées aux procédures et aux définitions de l’EPTC. Dans le cadre du mandat qu’il a reçu à titre de comité de travail du Groupe consultatif interagences en éthique de la recherche (GER), le Sous-groupe sur les questions relatives aux procédures de l’EPTC (Groupe Pro)2 recommande diverses modifications textuelles pour éclaircir un certains nombre de points, combler des lacunes et aborder des questions opérationnelles qui nécessitent une révision en raison de l’évolution des besoins de la collectivité des utilisateurs de l’EPTC. Le document a bénéficié de l’expérience pratique des membres du Groupe Pro dans ce domaine, des demandes d’interprétation émanant de la collectivité de la recherche et des réponses du GER à ces demandes, ainsi que des travaux de recherche effectués au Secrétariat en éthique de la recherche. Le Groupe Pro présente ses propositions de modifications textuelles afin de faciliter le processus de révision de l’EPTC sur certaines questions opérationnelles touchant aux CÉR. Ces propositions ont été élaborées dans le contexte actuel en reconnaissant le besoin d’observer, de reconnaître et de respecter le caractère dynamique de l’évaluation éthique de la recherche et l’évolution des besoins liés à l’application de l’EPTC. [Haut de la page]Modifications textuelles proposées par le Groupe Pro sur les questions opérationnelles touchant aux CÉR L’ordre de présentation et le système de numérotation employés dans ce document correspondent à la version actuelle de l’EPTC. Le texte en italique représente les ajouts proposés, tandis que le texte rayé correspond aux suppressions proposées. B. Les Comités d’éthique de la recherche (CÉR) Règle 1.2 Les établissements délégueront à leurs CÉR le pouvoir d’approuver, de modifier, de stopper ou de refuser toute proposition ou poursuite de projet de recherche faisant appel à des sujets humains réalisé sur place ou par leurs membres. Les décisions des CÉR s’inspireront des normes éthiques minimales exposées dans cette politique. Les pouvoirs des CÉR doivent être délégués conformément aux processus de gouvernance habituels de l’établissement. En définissant le mandat et les pouvoirs du CÉR, l’établissement doit établir clairement la compétence du CÉR et ses rapports aux autres organismes ou autorités pertinents. Les établissements doivent promouvoir l’importance du travail du CÉR et s’assurer que les contributions des membres et du président du CÉR sont valorisées et reconnues. Les CÉR devraient relever directement du plus haut dirigeant de l’établissement ayant la responsabilité de la recherche avec des êtres humains (président, vice-président, recteur, chef de la direction, etc.) ou d’un comité de haut niveau de l’établissement responsable de ces questions. Cette structure hiérarchique devrait être précisée par écrit. Les établissements doivent s’assurer que leurs CÉR et leur structure administrative connexe disposent d’une marge de manœuvre financière et d’une indépendance administrative suffisantes et appropriées pour remplir leurs obligations Chaque établissement est responsable des travaux de recherche menés sous son autorité ou sous ses auspices. Lorsque la recherche peut nécessiter une évaluation de la part de plus d’un CÉR, l’établissement peut autoriser ses CÉR à endosser l’évaluation d’autres CÉR mis sur pied en vertu de l’Énoncé de politique des trois Conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains (EPTC), s’ils le souhaitent. Cette procédure peut nécessiter des ententes particulières entre des établissements en ce qui concerne le partage des tâches. Les établissements doivent aussi veiller à ce que les membres des CÉR et le personnel administratif qui appuie les CÉR aient régulièrement l’occasion d’acquérir de la formation afin d’avoir une bonne compréhension de leur travail et de leur rôle, ainsi que de l’interprétation et de l’application de l’EPTC. Règle 1.3 Les CÉR seront composés de cinq membres au moins, hommes et femmes, et respecteront les exigences suivantes :
Le but de ces exigences minimales est de s’assurer que les CÉR sont constitués d’équipes multidisciplinaires disposant de toute l’expertise et l’indépendance voulues pour évaluer avec compétence l’éthique des projets qui leur sont soumis. Cette notion d’indépendance implique que les CÉR (voir alinéas a), b) et c) de la règle 1.3) seront en majorité composés de membres ayant pour principales responsabilités l’enseignement ou la recherche. Il peut arriver que des établissements doivent élargir cette composition minimale afin d’assurer une évaluation complète et adéquate des projets. Selon les Organismes, il est essentiel que le public soit toujours représenté de façon efficace. En conséquence, le nombre de représentants du public devrait augmenter à mesure que croît le nombre des membres s’ajoutant au noyau de base des cinq personnes composant le CÉR. Le nombre de membres pourrait devoir être augmenté afin de respecter les exigences ou les lois locales ou provinciales.
Les CÉR devant exprimer les valeurs éthiques de cette politique dans le contexte social qui les entoure, leur composition devrait être suffisamment variée pour refléter cette société. Les membres des CÉR jouent des rôles à la fois différents et complémentaires. Comme le précise l’alinéa a) de la règle 1.3, il est essentiel que les CÉR disposent d’une expertise générale appropriée aux disciplines de recherche ou aux domaines scientifiques. L’alinéa b) stipule la présence d’un membre versé en éthique; le rôle de ce dernier est d’avertir le CÉR de l’éventuelle apparition de choix et de questions éthiques. Il est essentiel que certains des membres du CÉR possèdent une connaissance de l’éthique de la recherche avec des êtres humains. Selon l’EPTC, les CÉR et les établissements partagent d’importantes responsabilités pour ce qui est de garantir que le processus d’évaluation éthique de la recherche s’appuie sur une connaissance pertinente et concrète de l’éthique de la recherche. L’alinéa b) de la règle1.3 précise qu’un membre du CÉR sera « versé en éthique ». Ce membre doit avoir une connaissance suffisante pour guider la démarche du CÉR dans l’identification et la résolution des questions d’éthique. Un équilibre entre la théorie, la pratique et l’expérience en matière d’éthique est la meilleure solution qui s’offre pour assurer la maîtrise de l’éthique parmi les membres d’un CÉR. La nature et le niveau des connaissances ou de l’expertise essentielles à un CÉR donné devraient être proportionnels à la nature et à la complexité des questions d’éthique qu’il doit traiter. Par exemple, un membre maîtrisant les questions d’éthique au sein d’un CÉR qui examine des projets dans le domaine des sciences humaines pourra posséder des connaissances contextuelles et disciplinaires différentes en matière d’éthique que celles que possède un membre d’un CÉR examinant des projets de recherche biomédicale. Le rôle de l’expert spécialisé dans le domaine juridique approprié de la recherche est d’attirer l’attention du CÉR sur les questions juridiques ou les conséquences éventuelles. Celui-ci n’a pas à donner d’opinions juridiques formelles ou à servir de conseiller juridique. La présence du membre de la collectivité mentionnée à l’alinéa d) est essentielle pour aider à élargir les perspectives et les valeurs du CÉR au-delà de l’établissement, favorisant ainsi le dialogue et la transparence avec les groupes locaux. Les membres de la collectivité jouent un rôle important au sein des CÉR en apportant une perspective au processus d’évaluation éthique de la recherche qui est à la fois unique et indépendante de celle de l’établissement. Le rôle premier des membres de la collectivité au sein d’un CÉR est de faire valoir le point de vue du participant à la recherche. Cela est notamment important lorsque les participants à la recherche sont vulnérables et/ou que les risques auxquels sont exposés les participants à la recherche sont élevés. Les CÉR devraient utiliser leurs ressources et leur expertise avec prudence. Par exemple, lorsqu’ils évaluent un projet nécessitant la représentation d’un groupe ou de sujets de recherche particuliers, ou encore une expertise précise que leurs membres n’ont pas, les présidents devraient nommer un ou plusieurs membres appropriés pour la durée de l’évaluation du projet. Si le cas devait se reproduire régulièrement, il conviendrait de modifier la composition du CÉR. Il est souhaitable de nommer des personnes pouvant remplacer les membres des CÉR afin que les activités ne soient pas paralysées pour des raisons de maladies ou pour tout autre motif imprévu. Toutefois, le recours à des suppléants ne devrait pas modifier la composition du CÉR précisée à la règle 1.3. Règle 1.4
Les établissements qui comptent plusieurs CÉR ou qui acceptent de reconnaître la compétence d’un CÉR de l’extérieur devraient préciser la compétence de chacun d’eux. Règle 1.7 Les membres des CÉR se réuniront régulièrement pour s’acquitter de leurs responsabilités. Il est essentiel que les membres des CÉR soient présents aux réunions afin que les projets soient évalués de façon adéquate et que le CÉR acquière une expérience collective. Cette norme en matière de procédure vise à favoriser une prise de décision efficace au sein du CÉR. Les réunions en personne facilitent une dynamique interactive d’échanges verbaux, visuels et physiques (non verbaux) instantanés qui renforcent généralement la qualité et l’efficacité des communications et des décisions. Un tel contexte favorise la collaboration essentielle à une discussion adéquate des propositions de recherche et à l’éducation collective du CÉR. La norme de l’EPTC qui exige la tenue de rencontres régulières, en personne, vise donc à assurer une interaction plus riche et à produire, à terme, une réflexion et des décisions de haute qualité. À l’occasion, on pourra juger nécessaire de recourir à la vidéoconférence pour tenir une réunion lorsque les membres d’un CÉR sont dispersés géographiquement et qu’il n’y a pas d’autres moyens de réunir le CÉR, lorsque les contraintes de ressources ne permettent pas que toutes les réunions aient lieu en personne ou lorsque des circonstances exceptionnelles perturbent ou limitent sérieusement la possibilité pour le CÉR de tenir une réunion en personne, par exemple lors d’une situation d’urgence en santé publique. La communication vidéo par transmission sécurisée offre le meilleur moyen de protéger la vie privée et la confidentialité de l’information examinée et des débats du CÉR. Les établissements devraient élaborer des procédures écrites sur le recours occasionnel à la vidéoconférence aux fins de tenir une réunion d’un CÉR. Il convient de transmettre aux chercheurs, dans des délais suffisants pour que ceux-ci puissent méthodiquement planifier leurs travaux, un calendrier des dates de réunions d’examen des propositions. Au minimum, cela devrait se faire trois fois l’an. Les CÉR devraient aussi prévoir des réunions générales, des périodes de réflexion et des ateliers éducatifs, qui seront autant d’occasions pour leurs membres de réfléchir à un meilleur fonctionnement de leur comité, de discuter des questions générales découlant de leurs activités ou de revoir des directives. Des circonstances imprévues telles qu’une situation d’urgence peuvent empêcher un ou plusieurs membres d’assister à une réunion d’un CÉR. Dans ces cas exceptionnels, il serait acceptable d’obtenir l’avis des membres absents par d’autres moyens. Il est important que les membres des CÉR assistent régulièrement aux réunions; des absences fréquentes et inexpliquées devraient être interprétées comme un avis de démission. Le quorum devrait être fixé à 50 p. 100 des membres nommés ayant droit de vote plus un. Le quorum doit respecter les exigences énoncées à la règle 1.3 de l’EPTC au sujet de l’expertise et du nombre minimum de membres. Les CÉR et les chercheurs peuvent décider de se rencontrer avant que le processus officiel d’évaluation d’un projet ne soit mis en branle, et ce, afin d’accélérer et de faciliter l’évaluation de l’éthique d’un projet. Toutefois, ces rencontres officieuses ne peuvent remplacer le processus officiel d’évaluation. Règle 1.8 Les CÉR prépareront et conserveront les procès-verbaux de toutes leurs réunions. Ces procès-verbaux En outre, le CÉR devra conserver durant toute la durée du projet l’ensemble des documents pertinents à l’étude qui ont été soumis à l’examen du CÉR. Les procès-verbaux et tous les autres documents pertinents seront accessibles aux représentants autorisés des établissements, aux chercheurs et aux organismes de financement afin de simplifier la tâche des vérificateurs internes ou externes, de mieux surveiller la recherche et de faciliter les réévaluations ou les appels. La règle 1.8 stipule que les CÉR doivent absolument agir de façon raisonnable et équitable, et être perçus comme tels. Il est essentiel de conserver des documents et des dossiers satisfaisants pour assurer l’intégrité du processus de recherche et une administration juste et précise. Toute négligence en ce sens risque d’exposer les chercheurs et les établissements à des poursuites judiciaires. Règle 1.9 Les membres des CÉR seront présents lorsque les CÉR évalueront des projets ne faisant pas l’objet d’une évaluation déléguée. Ils répondront aux demandes raisonnables des chercheurs désireux de participer aux discussions concernant leurs projets, mais ces derniers ne devront pas assister aux discussions menant à une prise de décision. Les CÉR qui comptent refuser un projet expliqueront aux chercheurs leurs motifs et laisseront une possibilité de réponse avant de prendre leur décision finale. Souvent, surtout dans le cas de propositions complexes, les décisions des CÉR autorisant ou refusant officiellement des projets sont prises à la suite de débats intenses portant sur l’éthique des projets et sur les façons d’en améliorer certains aspects – conception du projet, informations devant être données au cours du processus de consentement libre et éclairé. Il est souvent très utile, tant pour les chercheurs que pour les CÉR, que les chercheurs participent à ces débats, qui peuvent inciter un CÉR à reporter sa décision jusqu’à ce que le chercheur ait réfléchi aux discussions et éventuellement modifié son projet. Ces débats constituent une partie essentielle du rôle éducatif des CÉR. Le CÉR doit décider si un projet donné doit être accepté ou refusé. La règle 1.9 souligne l’obligation faite aux CÉR de fonctionner de façon impartiale et de prendre des décisions cohérentes et solidement étayées. Lorsque des membres minoritaires d’un CÉR estiment qu’un projet n’est pas justifiable sur un plan éthique, s’opposant ainsi à la majorité, il convient de s’efforcer d’atteindre un consensus. Les CÉR peuvent trouver utile de consulter le chercheur, de solliciter un avis extérieur ou d’approfondir leur réflexion. En cas de désaccord persistant, la décision finale devrait être prise en conformité avec les procédures prescrites par l’établissement. En pareil cas, la position de la minorité peut être communiquée au chercheur. Le président du CÉR devrait vérifier la logique des décisions du CÉR, s’assurer que celles-ci sont convenablement consignées et que les chercheurs sont informés par écrit de leurs décisions dès que possible (en cas de rejet, la lettre doit indiquer les motifs de la décision). Règle 1.11
Proposition du Groupe Pro au GER concernant la règle 1.11 ci-dessus Le Groupe Pro considère que les « appels des décisions des CÉR » sont un domaine important qui nécessite une attention particulière ainsi que des clarifications dans la seconde édition de l’EPTC. Étant donné le besoin de poursuivre le débat sur cette question clé et les conséquences possibles d’une modification de la section correspondante, compte tenu du temps imparti, le Groupe Pro présente un certain nombre de recommandations qui traduisent ses réflexions sur la question, à la lumière de l’expérience pratique de ses membres.
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