Lignes directrices en matière de recherche sur les cellules souches (PDF, 75 Ko)
Mémoire préparé par le
Février 2008
Le contenu de ce document et les opinions qui y sont exprimées sont ceux des membres du comité et ne reflètent pas nécessairement ceux du Groupe consultatif interagences ou du Secrétariat en éthique de la recherche.
Le Groupe et le Secrétariat apprécieraient recevoir vos commentaires à l’adresse suivante rapport@ger.ethique.gc.ca.
Mettre le Groupe consultatif interagences en éthique de la recherche (GER) à jour sur le renvoi présidentiel concernant les cellules souches.
Le renvoi présidentiel signé en 2003 demandait au GER ce qui suit :
Les IRSC ont publié les Lignes directrices en matière de recherche sur les cellules souches pluripotentes humaines (Lignes directrices) en 2002, soit avant l’adoption de la Loi sur la procréation assistée qui était alors en suspens. Le GER a mis sur pied un comité de travail qui a commencé à surveiller l’évolution de ce qui se passait à cet égard sur la scène internationale, en consultant des experts et, en particulier, en surveillant l’élaboration des lois canadiennes, en sachant que celles-ci auraient une incidence sur ses délibérations.
Le comité de travail anticipait une révision intégrale du chapitre9, La recherche avec des gamètes, des embryons ou des fœtus, (et des parties du chapitre 10 – Les tissus humains) de l’Énoncé de politique des trois Conseils: Éthique de la recherche avec des êtres humains (ETPC), mais certains facteurs sont intervenus et ont retardé le processus de recommandations et obligé le comité à se demander si l’intégration des Lignes directrices actuelles des IRSC dans l'EPTC représentait bien la meilleure solution.
Le Comité de surveillance des cellules souches des IRSC En 2003, soit l’année même où le renvoi a été signé, les IRSC ont mis sur pied le Comité de surveillance des cellules souches (CSCS) pour examiner les demandes de fonds relatives à la recherche sur les cellules souches menée sous les auspices des établissements admissibles à un financement de la part des organismes subventionnaires. Le CSCS a aussi reçu le mandat de « revoir et [de] réviser en permanence les lignes directrices, à la lumière des nouvelles données scientifiques et de la conjoncture sociale ». Ainsi, le comité de travail s’est trouvé dans une position où ses pouvoirs n’étaient pas clairs relativement au CSCS.
La Loi sur la procréation assistée Le 29 mars 2004, la Loi sur la procréation assistée a reçu la sanction royale. Toutefois, de nombreux aspects de la Loi n’avaient pas été finalisés. Par exemple, les règlements sur le consentement (article 8) dans le contexte de l’utilisation de gamètes et d’embryons n’ont été publiés qu’en juin 2007 et ils ne sont entrés en vigueur que le 1er décembre de la même année. Par conséquent, le comité de travail s’est senti obligé d’attendre l’élaboration des textes de loi et de règlements pour s’assurer que ses recommandations n’iraient pas à l’encontre de la Loi. En outre, celle-ci est censée être révisée dès janvier 2009.
Étant donné les développements susmentionnés, le comité de travail s’est senti dans une position difficile et à peu près impossible relativement à la première partie du renvoi présidentiel, sans aucun pouvoir réel pour contribuer aux dossiers importants ou aux développements y afférents sur le plan international.
Quant à la deuxième partie du renvoi présidentiel, le comité de travail a réexaminé sa décision d’intégrer les Lignes directrices des IRSC dans l'EPTC, vu que le CSCS a révisé ces dernières plusieurs fois (en 2005, 2006 et 2007). Cependant, la Loi a expressément intégré les Lignes directrices de 2002 par renvoi, de sorte que le comité de travail ne savait plus au juste s’il était lié par la Loi et tenu de n’intégrer que les Lignes directrices de 2002, ou s’il devait se servir des Lignes directrices telles qu’elles étaient mises à jour par le CSCS au fil des années. La légalité des mises à jour a suscité de la confusion jusqu’en novembre 2007, quand les IRSC ont décrété que, comme seules les dispositions sur le consentement des Lignes directrices de 2002 étaient intégrées dans la Loi, ils étaient libres d’en modifier toutes les autres dispositions. Le comité de travail se conformera à cette position.
Relativement au premier point du renvoi présidentiel, étant donné tous les différents acteurs présents, le comité de travail ne formulera pas ses propres recommandations au sujet de la recherche sur les cellules souches, mais il a fait savoir aux parties concernées qu’il était disposé à participer aux discussions. Il continuera en outre de surveiller le débat pour s’assurer que ce qui se fait au niveau des règlements ne transgresse pas les principes fondamentaux énoncés dans l'EPTC.
Quant au deuxième point du renvoi présidentiel, vu la position des IRSC, à savoir qu’ils sont libres de réviser les Lignes directrices sauf les articles portant sur le consentement, le comité de travail s’est demandé s’il devait en annexer la version existante, ou tout simplement l’intégrer par renvoi.
Annexer Si l’on annexe les Lignes directrices à l'EPTC, on s’expose à des problèmes, en ce sens que, quand le CSCS les mettra à jour, l'EPTC deviendra périmé, surtout dans sa version imprimée. Cela risquera de jeter la confusion dans les milieux concernés. Par ailleurs, cela pourrait établir un précédent quant à l’élaboration de directives supplémentaires externes à l'EPTC, ce qui pourrait rendre la gestion de l'EPTC lourde dans l’avenir. En revanche, annexer les Lignes directrices des IRSC faciliterait la tâche aux chercheurs et aux membres des CER qui pourraient tout trouver en un seul endroit, au lieu de devoir suivre un hyperlien ou travailler avec deux documents distincts.
Intégrer par renvoi L’inclusion d’une phrase dans le texte du chapitre 9 serait simple, et aucune tenue à jour ne serait nécessaire, ou presque. De plus, si le CSCS met les Lignes directrices à jour, l'EPTC sera mis à jour automatiquement. En revanche, les chercheurs et les membres des CER ne pourraient consulter uniquement l'EPTC; ils devront plutôt se reporter à deux documents différents.
Étant donné les arguments exposés ci-dessus, le comité de travail estime que les Lignes directrices des IRSC devraient être incorporées par renvoi, de manière que l'EPTC demeure toujours un document d’actualité.
Le 6 août 2003
M. Howard Brunt
Président, Groupe consultatif interagences en éthique de la recherche
350, rue Albert
Ottawa ON K1A 1H5
Objet: Renvoi au Groupe consultatif interagences en éthique de la recherche : Lignes directrices à intégrer à l'EPTC concernant la recherche sur les cellules souches pluripotentes humaines
Les présidents des IRSC, du CRSNG et du CRSH,
Ottawa _____________________ 2003.
Dr Alan Bernstein
Président, Instituts de recherche en santé du Canada
M. Tom Brzustowski
Président, Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
M. Marc Renaud
Président, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada